
Hier, pendant que l’Afrique vibrait au rythme de la finale du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) organisé par la CAF, un énième scandale éclaboussait la FECOFA. Comme d’habitude, la CAF avait convié les présidents des fédérations, accompagnés de leurs secrétaires généraux. Une procédure simple, logique et conforme aux usages institutionnels.
Mais à la FECOFA, la logique a laissé place au favoritisme. Madame Belinda LUTANDILA, actuelle présidente du CONOR, a préféré ignorer le secrétaire général en poste, Maître Jean-Marie Mbuyi, pour imposer sa belle-sœur Maître Nana Mangungu Anaba, récemment « nommée » à un poste inexistant : « secrétaire général adjoint chargé de la logistique ». Un titre fabriqué de toutes pièces pour justifier un accompagnement abusif.
Malheureusement pour elle, la CAF a immédiatement détecté l’irrégularité. Le billet d’avion émis au nom de Madame Nana Mangungu a été annulé. Et au moment du départ, à l’aéroport, c’est la douche froide : billet désactivé. Résultat, la belle-sœur reste à Kinshasa, et la présidente voyage seule, sous un silence pesant.
Cette affaire n’est pas une simple erreur administrative, c’est une insulte au professionnalisme. Elle démontre que la FECOFA est dirigée non par des gestionnaires soucieux du football national, mais par des personnes prêtes à tout pour servir leurs intérêts familiaux.
À ce rythme, la RDC n’aura plus besoin d’adversaires sur le terrain. Ce sont les dirigeants eux-mêmes qui sabotent notre football.
Combien de fois allons-nous tolérer que des postes soient créés sur mesure pour des proches ? Combien de fois allons-nous rester silencieux pendant que la FECOFA s’enfonce dans le ridicule et le favoritisme ? s’interroge Papy MUNGOZI opérateur sportif.
Il est temps de se réveiller
Le football congolais mérite mieux. Il mérite des dirigeants intègres, respectueux des textes, soucieux de l’intérêt général. Ce genre d’incident ternit l’image du pays à l’international, freine notre développement sportif et tue le mérite.
Le changement à la FECOFA ne viendra pas par hasard. Il viendra par la pression citoyenne, médiatique et institutionnelle. Dénoncer ces dérives, c’est déjà participer à cette transformation nécessaire.
Henri Sungenya Mayayi